Consignes et emballages, un choix fondateur

Quand j’ai démarré mon projet en 1990, après avoir réfléchi sur les emballages, la consigne s’est imposée à nous.
D’abord parce que je considère que notre société nous pousse à jeter trop… Ma fibre écologiste me pousse à dénoncer cette société de gaspillage !

A cette époque, ce n’était pas à la mode… Beaucoup étaient sceptiques sur la mise en place d’un produit avec consigne.
Mais cela a pris très vite et les clients étaient contents de participer à l’économie d’emballage.

Nous recyclons les pots de yaourts à 90%. Sans parler des boîtes et des capsules…
On peut le faire alors pourquoi n’est-ce pas plus développé ?

Depuis le début, nous avons réutilisé 350 tonnes de verre, autant d’économie d’énergie, de ressources pour la planète.

Ce qu’il faut ramener

  • Les pots en verre
  • Les barquettes en cartons
  • Les capsules blanches non tamponnées.

Ce que nous ne récupérons pas

  • Les étiquettes datées
  • Les films plastique
  • Les capsules d’arômes et de fruits

Disposition idéale

Disposer les capsules dans le fond du carton et poser les pots vides au-dessus.

Ne refermez pas les pots, car il nous tous les ré-ouvrir et cela favorise les moisissures.

SVP n’écrivez rien sur les cartons car après ils sont à jeter.

Remarque

Nous refusons de reprendre contre consigne les autres pots du commerce car cela revient à subventionner la concurrence !

Par contre si vous avez des pots de verre récupérés ailleurs faites les nous passer au marché ou à la ferme, nous ferons un geste commercial.

La vielle dame et l’écologie

À la caisse d’un supermarché, une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui reproche alors de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit : « Votre génération ne comprend vraiment rien au mouvement écologique. Et ce sont les jeunes qui vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources ! »

La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique : « Je suis désolé, nous n’avions pas de mouvement écologique dans mon temps. »

Alors qu’elle s’éloigne, la mine déconfite, la caissière en remet une couche : « Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps ! »

La vieille dame se retourne et reconnaît : « À l’époque où j’avais votre âge, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de limonade et de bière au magasin qui les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau. À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.

De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escalators dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu’à l’épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, on lavait les couches de bébé avec du savon ; on ne connaissait pas les couches jetables ni les lingettes. On utilisait l’énergie éolienne et solaire pour faire sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans une machine avalant 3000 watts à l’heure. À l’époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une sœur au petit suivant ou à une autre famille. Mais c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, on n’avait qu’une radio dans toute la maison ; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l’État du Texas. De plus, le magasin nous assurait qu’elle fonctionnerait très longtemps, et non 10 000 heures. Dans la cuisine, on s’activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans effort et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

À l’époque, on utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon ; on n’avait pas de tondeuses à essence auto propulsée ou auto portée ; on travaillait physiquement ; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. Mais, vous avez raison : on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif ; on n’utilisait pas de verres ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu’on voulait de l’eau. On remplissait les stylos-plumes dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo ; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique.

À l’époque, les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la grosse voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleur, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin ni de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.

À mon époque, pour parler à ma voisine, je me déplaçais, car nous n’avions pas de téléphone cellulaire que l’on doit changer tous les six mois à la moindre mise à jour. On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques, indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.

Remarque

Ce petit texte sympathique illustre bien notre évolution depuis les années 1950, tout a été fait pour nous faire consommer de plus en plus…

Qui a été gagnant ? Principalement les industries qui nous ont vendu tous les biens matériels qui font notre confort. Certes la vie quotidienne a été bien améliorée pour tous mais aujourd’hui, nous en voyons les limites et les dégâts…

Il faut repenser tout cela pour trouver un mode de vie soutenable pour la planète.
Cela pourrait s’appeler la sobriété heureuse…